Robert Nesta Marley est né le 6 février 1945 à St-Ann, d'un père blanc et d'une mère noir. Adolescent il quitte la campagne jamaïcaine pour vivre a Kingston et pouvoir espérer trouver du travail. Mais seulement le travail y est très rare et Bob s'installe à Trenchtown un ghetto ou la misère et la violence rythme sa vie. Là, il rencontre Bunny Livingston, puis Peter Mackintosh, comme lui passionnés de musique.
Bob Marley enregistra son premier morceau, Judge not, à 16 ans, en 1961. Une industrie musicale commençait à se développer à Kingston, mais de façon désordonnée ce qui n'aidait pas Bob à percer. Judge Not passe inaperçu mais Bob persiste.
En 1964, il forme les Wailing Wailers avec Peter Tosh et Bunny Wailer. Bientôt, ils signent un contrat avec le Studio One, le label de Clement "Coxsone" Dodd. Leur premier titre, Simmer Down, sera le tube de 1961 en Jamaïque. Devenus les Wailers, ils travaillent avec Leslie Kong, puis avec Lee "Scratch" Perry. Cheveux courts, costumes chics, les Wailers jouent du ska et du Rock Steady.
En 1971, la chanson Trenchtown Rock cartonne dans toute l'île. Jusqu'en 66, d'ailleurs, la musique de Bob Marley reposait encore pour une très large part sur cette glorification du style de vie urbain des voyous jamaïcains. Le jeune Marley assumait le style 'rocker' pour épater la galerie. Il faut attendre sa rencontre avec Mortimo Planno, figure tutélaire du mouvement rasta à Kingston, pour que Bob se laisse pousser les dreads et laisse tomber les bracelets cloutés. A la fin des années 60, les Wailers devinrent le premier groupe jamaïcain populaire à faire de la philosophie et des rythmes rastas le fondement de leur musique. Les Wailers avaient accompli un chemin musical et spirituel d'envergure, donnant naissance à un mouvement culturel original et infléchissant l'évolution du reggae comme aucun autre artiste ne l'avait encore fait. Bientôt, la plupart des stars du reggae devinrent rastas et, en retour, le reggae devint le principal vecteur d'expression de la culture rasta et de ses revendications. Des chanteurs comme Marley devinrent plus que des amuseurs. Ils étaient des révolutionnaires et des représentants des pauvres de Kingston, chez qui leur message arrivait par la radio, comme dans tous les foyers de l'île. Par ces mots simples, Marley diffusa au sein du peuple jamaïcain des éléments de conscience politique. Il s'en prit au système raciste de la Jamaïque, qui plaçait les blancs en haut de l'échelle sociale et les noirs en bas.
En 1967, Marley cessa d'enregistrer, quitta Kingston et retourna dans son village natal de St. Ann mountain. Dans ces collines, il conclut son engagement envers Jah Rastafari, donnant une inclinaison définitive à sa vie, à sa musique et au mouvement rasta lui-même. Pendant un an, Bob adopta le style de vie rasta. Pour Marley comme pour de nombreux rastas, les noirs sont une tribu perdue d'Israël. Ils se considèrent comme les véritables Hébreux et tiennent les occupants actuels d'Israël pour des imposteurs. Bien que certains rasta extrémistes considèrent qu'il faut tuer l'oppresseur blanc, tous les rastas refusent de porter les armes. Comme l'explique Bongo-U, un guérisseur rasta de Montego Bay, "La violence est laissée à Jah. Seul Dieu a le droit de détruire". Les Rastas croient à la force spirituelle et au pouvoir des éléments : tremblement de terre, le tonnerre, l'éclair. Selon le précepte biblique, les Rastas s'interdisent de manger lorsque d'autres meurent de faim. Ils vivent en communauté, partageant leurs biens et s'échangeant des services. Au milieu des années 60, lorsque la violence connut de nouvelles flambées dans les ghettos de Kingston, la police et le gouvernement s'en prirent aux Rastas, brûlant leurs maisons et les mettant à la rue. Ce qui engagea encore plus les rastas contre l'oppression, contre l'injustice et contre Babylone, ancrant le reggae dans une réalité politique, géographique et sociale particulièrement passionnée.
En 1972, durant les mois qui précédèrent les élections, le Premier Ministre Hugh Shearer, leader du Jamaican Labour Party, décide d'interdire la diffusion des chansons rastas à la radio. Ces efforts étaient dérisoires, le reggae étant partout dans l'île, un marché noir très animé s'étant même développé à l'occasion de cette interdiction.Bob Marley et les Wailers éditeront une dizaine d'albums chez Island. Tous furent disques d'or (500 000 albums vendus) en Europe et au Canada. Deux furent disques d'or aux États-Unis (Rastaman Vibration et Uprising).
A la fin des années 70, Bob apprend qu'il est malade. Atteint d'un cancer, il sait qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre. Il décide de poursuivre son œuvre, soucieux d'exploiter au mieux le peut de temps à vivre, pour aider ceux qu'il a toujours défendus.
En 1978, la délégation sénégalaise aux Nations-Unies attribua à Bob Marley la médaille de la paix dans le tiers-monde en remerciement de son influence en tant qu'artiste au service de la révolution. Pour le Zimbabwe, Marley organisa un concert au Boston' Harvard Stadium afin de récolter des fonds pour la nouvelle Nation.
Lorsqu'il rentre d'Harare, où les Wailers viennent de donner un concert en l'honneur de l'indépendance du Zimbabwe, le 18 avril 1980, Bob sait qu'il est en phase terminale. Il travaille comme un lion pour mettre au point le journal de Tuff Gong, son studio d'enregistrement. Il le baptisa Survival et, malgré la fin approchant, le journal de Marley faisait l'effort de toucher les jeunes. Bob Marley termina sa vie en prenant soin d'aider durablement les causes pour lesquelles il avait lutté. Il céda les droits d'auteur de certaines chansons à une Fondation dont l'objectif était d'aider les enfants du ghetto à s'alimenter correctement. Il laissa aussi un Testament en faveur de la cause africaine .
En septembre 1980, Bob Marley donne son dernier grand concert au Madison Square Garden de New-York, devant 20 000 personnes. Le jour suivant, il est pris d'un malaise alors qu'il court un jogging dans Central Park. Quelques jours après, il a un nouveau malaise, cette fois lors d'un concert, à Pittsburgh, au cours de ce qui devait s'avérer être son dernier show. Bob lutta plusieurs mois contre la maladie(un cancer du cerveau).
Il mourut le 11 mai 1981 à Miami, au cours d'une escale alors qu'il rejoignait la Jamaïque pour y vivre ses derniers instants. Il avait 36 ans. Il fut enterré dans un caveau à St. Ann, près de la maison familiale, par sa femme, Rita, qui l'embauma comme les Égyptiens et les Africains le faisaient pour leurs rois.
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tu es moche
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Blog parlant de Bob Marley et du reggae:
reggae4ever.skyblog.com
bobmarleytheking.skyblog.com
bob-dream-marley.skyblog.com
ingridetlulu.skyblog.com
bobmarley62.skyblog.com
bobmarley111.skyblog.com
mmarley.skyblog.com
bobforever33.skyblog.com
bobmarley58180.skyblog.com
Discographie:
-Confrontation (1983)
-Uprising (1980)
-Survival (1979)
-Kaya (1978)
-Babylon By Bus (1978)
-Exodus (1977)
-Rastaman Vibration (1976)
-Live! (1975)
-Natty Dread (1974)
-Burnin' (1973)
-Catch a Fire (1970)
Mettez vos suggestions et vos remarques en commentaire...MERCI
Bob Marley enregistra son premier morceau, Judge not, à 16 ans, en 1961. Une industrie musicale commençait à se développer à Kingston, mais de façon désordonnée ce qui n'aidait pas Bob à percer. Judge Not passe inaperçu mais Bob persiste.
En 1964, il forme les Wailing Wailers avec Peter Tosh et Bunny Wailer. Bientôt, ils signent un contrat avec le Studio One, le label de Clement "Coxsone" Dodd. Leur premier titre, Simmer Down, sera le tube de 1961 en Jamaïque. Devenus les Wailers, ils travaillent avec Leslie Kong, puis avec Lee "Scratch" Perry. Cheveux courts, costumes chics, les Wailers jouent du ska et du Rock Steady.
En 1971, la chanson Trenchtown Rock cartonne dans toute l'île. Jusqu'en 66, d'ailleurs, la musique de Bob Marley reposait encore pour une très large part sur cette glorification du style de vie urbain des voyous jamaïcains. Le jeune Marley assumait le style 'rocker' pour épater la galerie. Il faut attendre sa rencontre avec Mortimo Planno, figure tutélaire du mouvement rasta à Kingston, pour que Bob se laisse pousser les dreads et laisse tomber les bracelets cloutés. A la fin des années 60, les Wailers devinrent le premier groupe jamaïcain populaire à faire de la philosophie et des rythmes rastas le fondement de leur musique. Les Wailers avaient accompli un chemin musical et spirituel d'envergure, donnant naissance à un mouvement culturel original et infléchissant l'évolution du reggae comme aucun autre artiste ne l'avait encore fait. Bientôt, la plupart des stars du reggae devinrent rastas et, en retour, le reggae devint le principal vecteur d'expression de la culture rasta et de ses revendications. Des chanteurs comme Marley devinrent plus que des amuseurs. Ils étaient des révolutionnaires et des représentants des pauvres de Kingston, chez qui leur message arrivait par la radio, comme dans tous les foyers de l'île. Par ces mots simples, Marley diffusa au sein du peuple jamaïcain des éléments de conscience politique. Il s'en prit au système raciste de la Jamaïque, qui plaçait les blancs en haut de l'échelle sociale et les noirs en bas.
En 1967, Marley cessa d'enregistrer, quitta Kingston et retourna dans son village natal de St. Ann mountain. Dans ces collines, il conclut son engagement envers Jah Rastafari, donnant une inclinaison définitive à sa vie, à sa musique et au mouvement rasta lui-même. Pendant un an, Bob adopta le style de vie rasta. Pour Marley comme pour de nombreux rastas, les noirs sont une tribu perdue d'Israël. Ils se considèrent comme les véritables Hébreux et tiennent les occupants actuels d'Israël pour des imposteurs. Bien que certains rasta extrémistes considèrent qu'il faut tuer l'oppresseur blanc, tous les rastas refusent de porter les armes. Comme l'explique Bongo-U, un guérisseur rasta de Montego Bay, "La violence est laissée à Jah. Seul Dieu a le droit de détruire". Les Rastas croient à la force spirituelle et au pouvoir des éléments : tremblement de terre, le tonnerre, l'éclair. Selon le précepte biblique, les Rastas s'interdisent de manger lorsque d'autres meurent de faim. Ils vivent en communauté, partageant leurs biens et s'échangeant des services. Au milieu des années 60, lorsque la violence connut de nouvelles flambées dans les ghettos de Kingston, la police et le gouvernement s'en prirent aux Rastas, brûlant leurs maisons et les mettant à la rue. Ce qui engagea encore plus les rastas contre l'oppression, contre l'injustice et contre Babylone, ancrant le reggae dans une réalité politique, géographique et sociale particulièrement passionnée.
En 1972, durant les mois qui précédèrent les élections, le Premier Ministre Hugh Shearer, leader du Jamaican Labour Party, décide d'interdire la diffusion des chansons rastas à la radio. Ces efforts étaient dérisoires, le reggae étant partout dans l'île, un marché noir très animé s'étant même développé à l'occasion de cette interdiction.Bob Marley et les Wailers éditeront une dizaine d'albums chez Island. Tous furent disques d'or (500 000 albums vendus) en Europe et au Canada. Deux furent disques d'or aux États-Unis (Rastaman Vibration et Uprising).
A la fin des années 70, Bob apprend qu'il est malade. Atteint d'un cancer, il sait qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre. Il décide de poursuivre son œuvre, soucieux d'exploiter au mieux le peut de temps à vivre, pour aider ceux qu'il a toujours défendus.
En 1978, la délégation sénégalaise aux Nations-Unies attribua à Bob Marley la médaille de la paix dans le tiers-monde en remerciement de son influence en tant qu'artiste au service de la révolution. Pour le Zimbabwe, Marley organisa un concert au Boston' Harvard Stadium afin de récolter des fonds pour la nouvelle Nation.
Lorsqu'il rentre d'Harare, où les Wailers viennent de donner un concert en l'honneur de l'indépendance du Zimbabwe, le 18 avril 1980, Bob sait qu'il est en phase terminale. Il travaille comme un lion pour mettre au point le journal de Tuff Gong, son studio d'enregistrement. Il le baptisa Survival et, malgré la fin approchant, le journal de Marley faisait l'effort de toucher les jeunes. Bob Marley termina sa vie en prenant soin d'aider durablement les causes pour lesquelles il avait lutté. Il céda les droits d'auteur de certaines chansons à une Fondation dont l'objectif était d'aider les enfants du ghetto à s'alimenter correctement. Il laissa aussi un Testament en faveur de la cause africaine .
En septembre 1980, Bob Marley donne son dernier grand concert au Madison Square Garden de New-York, devant 20 000 personnes. Le jour suivant, il est pris d'un malaise alors qu'il court un jogging dans Central Park. Quelques jours après, il a un nouveau malaise, cette fois lors d'un concert, à Pittsburgh, au cours de ce qui devait s'avérer être son dernier show. Bob lutta plusieurs mois contre la maladie(un cancer du cerveau).
Il mourut le 11 mai 1981 à Miami, au cours d'une escale alors qu'il rejoignait la Jamaïque pour y vivre ses derniers instants. Il avait 36 ans. Il fut enterré dans un caveau à St. Ann, près de la maison familiale, par sa femme, Rita, qui l'embauma comme les Égyptiens et les Africains le faisaient pour leurs rois.
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Site officiel de Bob Marley:
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Discographie:
-Confrontation (1983)
-Uprising (1980)
-Survival (1979)
-Kaya (1978)
-Babylon By Bus (1978)
-Exodus (1977)
-Rastaman Vibration (1976)
-Live! (1975)
-Natty Dread (1974)
-Burnin' (1973)
-Catch a Fire (1970)
Pour avoir plus de précision sur les albums de Bob allez sur cette page:
http://www.fluctuat.net/dossiers/bobmarley/albums.php
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